Pourquoi raisonner en flux et non en fréquence de passage
Une fréquence de passage suppose que la dégradation soit linéaire dans le temps, alors qu'elle est proportionnelle au nombre de passages. Le bon raisonnement part de la jauge, applique une hypothèse de taux de fréquentation des sanitaires, répartit ce volume sur l'amplitude d'ouverture, puis corrige par le déroulé de la programmation — les pauses entre sessions concentrent une part considérable des passages sur quelques minutes. C'est ce profil, et non une moyenne, qui détermine le dispositif.
À partir de quand la présence permanente s'impose
Dès que le flux calculé produit une arrivée toutes les quelques minutes en régime courant, aucun passage programmé ne peut suivre : entre deux passages, le bloc se dégrade au-delà du seuil acceptable. La présence permanente devient alors la seule réponse, avec une distinction hommes et femmes, car les profils d'usage et les besoins de réapprovisionnement diffèrent sensiblement.
Le poste consommables, systématiquement sous-estimé
La rupture de papier ou de savon produit le même effet qu'un bloc sale, pour un coût dérisoire. Le dimensionnement doit prévoir le stock sur site, un point de stockage accessible depuis les blocs, et un contrôle à chaque passage plutôt qu'un réapprovisionnement programmé. Sur les événements longs, l'approvisionnement intermédiaire doit être planifié dès le montage.
Ce qu'il faut demander au gestionnaire du site
Trois éléments conditionnent la faisabilité : la présence d'un point d'eau et d'un local technique à proximité des blocs, le circuit d'évacuation imposé pour les déchets sanitaires, et l'existence de sanitaires temporaires ajoutés pour l'occasion, qui n'ont ni les mêmes contraintes ni le même rythme d'entretien que les blocs permanents.