Pourquoi l'implantation compte plus que la fréquence de vidage
Un point de collecte mal placé n'est pas utilisé : les déchets finissent au sol, et le coût de ramassage dépasse largement celui du vidage. Les corbeilles doivent être positionnées là où le déchet se produit — sortie de restauration, zones de distribution de documentation, entrées et sorties — et non réparties uniformément sur le plan. Un plan d'implantation pertinent réduit la charge globale bien plus efficacement qu'une rotation accélérée.
Ce qui détermine la fréquence de rotation
Trois paramètres : le nombre de points de collecte, leur capacité unitaire, et la distance jusqu'au point d'évacuation du site. C'est la distance qui est le plus souvent oubliée dans les chiffrages — sur un grand parc d'exposition, le temps de trajet peut représenter l'essentiel du temps de l'opération, et il faut alors prévoir un moyen de manutention plutôt que des agents supplémentaires.
Tri sélectif : ce qu'il change concrètement
Le tri multiplie les contenants, donc les points à vider, et impose des circuits d'évacuation distincts. Il exige aussi une signalétique lisible, faute de quoi les flux sont contaminés et le tri perd son sens. Lorsque le site ou l'organisateur l'impose, ce poste doit être chiffré à part : il n'est pas une variante du vidage classique.
Le démontage, phase la plus lourde et la plus sous-estimée
Le volume de déchets généré au démontage — emballages, moquette, palettes, chutes de construction — dépasse fréquemment celui produit par le public pendant toute l'exploitation. Il est concentré sur quelques heures et contraint par le créneau de restitution imposé par le gestionnaire, avec des pénalités à la clé. C'est le poste qu'il faut dimensionner en premier, pas en dernier.